En 2021, on continue notre rubrique dédiée aux icônes qui nous inspirent, nées dans le mois en cours, nous célèbrons donc aujourd’hui, à titre posthume, les 90 ans de James Byron Dean dit « Jimmy ».

Il est né le 8 Février 1931 dans la petite ville de Marlon dans L’Indiana. Quatre ans après sa naissance, ses parents déménagent à Santa Monica dans la baie de Los Angeles en Californie, où son père, Winton Dean, auparavant ouvrier agricole devient technicien de laboratoire dentaire. Après la mort de sa mère, Mildred Wilson, à la suite d’un cancer, dont le traitement a ruiné son père, il déménage alors dans le Fairmount, chez son oncle et sa tante. Jimmy y trouve un père de substitution qui n’est autre que son pasteur, le révérend James de Weerd. On apprendra plus tard que celui-ci l’a abusé sexuellement. A part celà, durant cette période, il pratique le basket et commence à s’intéresser au théatre.

En 1949, son diplôme en poche, il retourne en Californie chez son père, il étudie d’abord le droit à l’université de Santa Monica, mais pour pouvoir étudier sa passion, le théatre à UCLA, il quitte le domicile familial et s’installe en collocation avec William Bast, son ami et amant. En 1950, il arrête ses études pour tenter sa chance à New-York, il obtient alors le rôle de Malcolm dans Macbeth de Shakespeare. Il tournera la même année une publicité pour Pepsi.

En 1951, il fait ses débuts dans la série « Hill number One » et rencontre Liz Sherdan, une danseuse New-Yorkaise avec qui il aura une relation jusqu’à sa rencontre avec Rogers Brackett un directeur de radio alors qu’il est voiturier pour la chaine de TV CBS afin d’arrondir ses fins de mois. Grace au réseau de Rogers il intégre l’Actors Studio en 1952, une école d’art dramatique formant l’élite des acteurs de demain. Il décroche alors un rôle dans la pièce « See the Jaguar » qui malgré un échec commercial lui permet de se faire remarquer. En 1953, le producteur de Théatre Billy Rose, lui donne le rôle principal de Bachir dans la pièce controversée « L’immoraliste André Gide », il met alors Broadway à ses pieds.

En 1954, Elia Kazan lui fait signer un contrat de 7 Ans avec la Warner Bros. ll décroche alors le premier rôle dans son premier film « A l’Est d’Eden ». Il vivra une idylle de courte durée avec Pier Angelli sur le tournage. Après un succès retentissant, il devient adulé du public et une idole d’Hollywood. En 1955, il joue Le film de Nicholas Ray « La Fureur de Vivre ». Il accepte également la même année le tournage du film « Géant » réalisé par George Stevens aux côtés d’Elizabeth Taylor. Il a alors une liaison de quelques mois avec Ursula Andress, future James Bond Girl.

Mais, le 30 Septembre 1955, il trouve la mort, à bord de sa Porsche 550 Spyder surnommée « Little Bastards » à la suite d’une collision avec un autre véhicule lui refusant la priorité en Californie alors qu’il partait faire une course automobile à Salinas. Il décède sur le coup alors que son ami et mécanicien, Rolf Wutherich, qui se trouvait du côté passager s’en sortira blessé mais sera profondément marqué par cet accident. C’est alors la fin d’un mythe, court mais intense, comme une prémonition, l’acteur disait « Rêvez comme si vous alliez vivre éternellement, vivez comme si vous alliez mourrir aujourd’hui. ».

« Little Bastards » porte bien son, puisqu’après avoir causé la mort de James Dean, l’épave et ses pièces détachées ont causé deux autres décès et plusieurs blessés. George Barris, qui s’était occupé de la décoration de la voiture, rachète l’épave pour 2 500 dollars et vend les pièces détachées. Lorsqu’elle est ramenée à son garage, la Porsche tombe de son support et casse la jambe d’un mécanicien. Troy McHenry et William Eschrid, chercheurs à la ville et pilotes amateurs, font l’acquisition du moteur et de la transmission. L’année suivante, avec leur propre voiture équipée de ces pièces, McHenry se tue après un tête-à-queue et Eschrid fait plusieurs tonneaux. La California Highway Patrol demande à récupérer la voiture pour l’exposer dans diverses opérations de promotion de la sécurité routière, Sur la route de la première exposition, le conducteur du camion perd le contrôle. Il est éjecté. La Porsche tombe également de la remorque et l’écrase. Il meurt sur le coup. La série d’exhibitions se termine en Floride. La fameuse Porsche 550 Spyder est alors convoyée vers la Californie en train. Le wagon est scellé. A l’arrivée, les scellés sont intacts mais la Porsche 550 Spyder n’est plus là On n’a plus jamais vu « Little Bastards » ou en tout cas ce qu’il en restait.

Comment James Dean a crée la légende en seulement 3 films ?

A l’Est D’eden – 1955 – Elia Kazan

L’histoire se passe en 1917 et raconte l’histoire d’Adam Trask exploitant agricole à Salinas Valley, aidé par ses deux fils jumeaux, Cal et Aaron. Cal (James Dean), jeune homme troublé, est convaincu que son père ne l’aime pas et tente par tous les moyens de gagner l’affection de son père qui ne voit en lui que des défauts. James Dean recevra l’Oscar de meilleur acteur pour ce film à titre posthume en 1956. Le film sera également nommé aux BAFTA et aux Golden Globes.

La Fureur de Vivre – 1955 – Nicholas Ray

James Dean joue le rôle de Jim, un jeune étudiant instable et rebelle, pris entre une mère abusive et un père démissionnaire, rencontre Judy, l’égérie d’une bande aux jeux dangereux. James Dean sera nommé aux BAFTA pour ce film en 1957.

Géant – 1955 – Georges Stevens

Leslie, jeune femme du Maryland, se marie avec Jordan Benedict (James Dean), jeune et très riche propriétaire texan. Le film narre l’histoire de leur famille sur près de 30 ans en insistant sur les particularités de la culture texane, que découvre la jeune femme, aux idées progressistes (tolérance, droits des femmes) et la discrimination envers les Mexicains dans cet État. Les époux apprennent à se connaître et à s’adapter progressivement l’un à l’autre, malgré leurs différences. James Dean sera nommé au Oscar pour ce film en 1957.

Quel est le style James Dean ?

En matière de mode et de style, James Dean est le pionnier du style décontracté dit « Casual » à une époque où le costume 3 pièces était la norme absolue. James Dean était toujours rasé de près, ni barbe, ni moustache, ce qui lui donné un air juvénile tout en restant viril. Il avait les cheveux négligemment coiffés en arrière et le regard détaché.

James Dean ou l’art du basique, son style se résume en un T-Shirt Blanc qu’il a largement popularisé, un blue Jeans (Levi’s 501), un blouson Harrington (Baracuta) à l’instar de Steve McQueen ou un Perfecto de cuir (Schott) plus rock’n’roll à col relevé, une paire de boots et des lunettes de soleil. Il cultivait cette nonchalance vestimentaire. Un Bad Boy à l’allure simple mais travaillée.

Il était aussi un adepte des pulls, monochrome, blanc ou noir, col rond ou col v, à porter avec un chino clair ou un jean, sur un t-shirt ou un polo. Sa seule excentricité semble être cette marinière, qui sait, James Dean était-il un peu français.

Il affectionnait aussi le style western, notamment les ceintures à grosses boucles, les chapeaux type buffalo, les vestons, les blousons en daim à franges, et les boots.

Toujours dans le style country ou gentleman farmer, il portait des chemises à carreaux, de type tartan et des chemises à poches plaquées, de type safari. Quand à la chemisette, lui seul pouvait se le permettre, on vous conseille encore une fois de l’éviter pour ne pas ressembler à un « beauf ». Il défaisait largement les 2 à 4 premiers boutons de ses chemises.

Toujours à l’avant-garde il portait ses blazers, ici en tweed donegal, de façon oversize, et les pantalons taille haute. On note aussi le Henley sous la chemise.

Autre détail marin, le caban (au milieu), porté en version longue malgré ses 1m73, un manteau intemporel, chic et élégant. On apprécie aussi particulièrement le port de la casquette de type gavroche qui a traversé les années et les styles pour rester un couvre chef indispensable en toutes occasions.

Mais il savait aussi être élégant, notamment avec une cravate en tricot de soie , à bout carré, de couleur noire, à l’instar de Paul Newman.

Et même en complète tenue « black-tie » : smoking, noeud papillon en soie satinée, Pochette blanche et studs ou « white-tie » : queue de pied, noeud papillon blanc, gilet et boutonnière.

Question Souliers, outre les boots de type cowboy ou cavalier , il affectionnait les mocassins, même à moto, à bord de sa Triumph TR5 Trophy à l’instar d’un certain Marlon Brando, et les baskets en toile de couleur claire (sprincourt, superga…).

Autre accessoire qui faisait partie intégrante de son look, les lunettes de vue et de soleil (à clip comme notre modèle Amalfi).

Enfin, James Dean était un passionné de vitesse et d’automobile, et outre la Porsche 550 spyder dans laquelle il trouva la mort, il posséda un autre modèle iconique de la marque allemande, une 356 Speedster blanche. Vous pouvez vous offrir chez maison Baylé, une paire de boutons de manchette reprenant ce modèle. Pour l’anecdote il semble que ce modèle n’ait jamais été retrouvé et est aujourd’hui perdu dans une grange quelque part ou aux mains d’un collectionneur discret et silencieux.

Il a également pris le volant d’une Rolls Royce Silver Ghost dans « Géant » et une Mercury dans la « Fureur de Vivre ».

Joyeux Anniversaire Jimmy !

“Puisqu’on ne peut changer la direction du vent, il faut apprendre à orienter les voiles.” disait-il, une belle leçon de vie à suivre en cette période difficile.

Et si vous offriez à votre Valentin un cadre photo de son icône du style préférée disponible chez maison Baylé?

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