Alors que débute un nouveau confinement, nous avons appris la triste nouvelle de la disparition du grand Sean Connery, l’occasion de relancer dans mon journal des élégances, la rubrique mensuelle sur les icônes qui inspirent Maison Baylé.

Né le 25 Aout 1930 à Edimbourg en Écosse, -il était un fervent défenseur du kilt traditionnel local- Sir Thomas Sean Connery est mort le 31 Octobre 2020, à Nassau aux Bahamas, à l’âge de 90 ans.

Sean grandit au sein d’une famille modeste, sa mère était femme de ménage, son père chauffeur routier, il commença les petits boulots à 8 ans pour aider ses parents, comme distributeur de lait dans une boucherie. A 17 ans il s’engage dans la Royal Navy, mais il doit abandonner 3 ans plus tard à cause d’un ulcère à l’estomac. Il fait alors du culturisme et finit à la troisième place du concours Mister Univers en 1953, il aurait aussi pu devenir footballeur professionnel car il reçoit la même année une proposition de Manchester United qu’il refuse jugeant les carrières sportives trop courtes.

Il obtient son premier petit rôle comme choriste dans la comédie musicale « South Pacific », il enchaine ensuite des apparitions au théâtre, à la télévision ou au cinéma. Le télefilm « Anna Karénine » en 1961 lui permet de se faire remarquer au coté de l’actrice Claire Bloom.

1961 est aussi l’année d’un grand casting organisé pour savoir qui interprétera le rôle du célèbre agent britannique 007 au cinéma. Malgré la réticence de Ian Flemmings, l’écrivain et créateur du personnage de James Bond, qui trouve que l’acteur manque de finesse et d’élégance, les producteurs Saltzman et Broccoli, persuadés de son potentiel de par sa taille et sa musculature, lui font signer un contrat sans audition ni test à l’écran. C’est ainsi qu’en 1962 sort « James Bond contre Dr. No » le premier Opus de la saga James Bond – qui compte 25 films à ce jour – qui rencontra un franc succès international et propulsa ainsi la carrière de Sean Connery.

Il incarnera ensuite ce rôle à six autres reprises dans « Bons baisers de Russie » (1963), « Goldfinger » (1964), « Opération Tonnerre » (1965), « On ne vit que deux fois » (1967), « Les diamants sont éternels » (1971) et dans le non officiel « Jamais plus jamais » (1983).

Mais Michael Caine, son ami de longue date, rencontré sur le tournage de « South Pacific » en 1954, confirme que Sean Connery détestait le personage de James Bond, malgré la notoriété mondiale que ce rôle lui a apporté, et bien qu’il soit considéré par beaucoup de fans comme le meilleur de tous les James Bond. En effet, hormis les 7 apparitions dans la saga, Sean Connery a joué dans 64 films et possédait toutes les qualités d’un immense acteur pouvant jouer tous les rôles et pour cela il détestait être enfermé dans un seul. Afin de lui rendre hommage, revenons sur ses 10 plus marquants (bien que réducteur) :

« Pas de Printemps pour Marnie » (1963) réalisé par Alfred Hitchcock – le maitre incontesté du suspens –

Marnie Edgar (Tippie Hedren), une très belle jeune femme blonde, cleptomane et frigide, dévalise un à un tous ses employeurs. Mark Rutland (Sean Connery) secrètement amoureux d’elle, finit par l’engager dans son entreprise d’édition de livres comme secrétaire.

« Zardoz » (1974) réalisé par John Boorman

En 2293.  la société est divisée en plusieurs castes: les Brutes, les Exterminateurs et les Barbares. Voici 300 ans que la civilisation industrielle s’est effondrée, semant sur la planète Terre la désolation et faisant du monde un vaste champ de ruines. Quelques survivants, intellectuels et savants, ont formé la communauté des Eternels. Réfugiés dans le Vortex, ils se sont faits les gardiens de la mémoire, en partie grâce à la domination qu’ils exercent sur les Exterminateurs, une caste privilégiée. Sean Connery incarde Zed, un exterminateur venu défier le roi Zardoz.

« L’homme qui voulait être Roi » (1975) réalisé par John Huston

A la fin du XIXème siècle, Rudyard Kipling, un jeune journaliste installé en Inde, fait la connaissance de Daniel Dravot et de Peachy Carnehan, deux anciens sergents de l’armée britannique à la recherche de la fortune et de la gloire. Après un long et périlleux voyage via l’Afghanistan, ces derniers pénètrent dans une contrée sauvage, le Kafristan, un pays mythique où aucun Blanc n’est entré depuis Alexandre le Grand, où des villageois sont en guerre contre une ville rivale. Tous deux s’engagent dans la bataille. Sean Connery confiera que le rôle de Daniel Dravot aura été son préféré. Il donne ici la réplique à son ami Michael Caine.

« Le nom de la rose » (1986) réalisé par Jean-Jacques Annaud

En l’an 1327, dans une abbaye bénédictine, des moines disparaissent. Un franciscain, Guillaume de Baskerville, aidé du jeune novice Adso von Melk, mènent l’enquête. C’est l’époque ou l’Eglise, en pleine crise, se voit disputer son pouvoir spirituel et temporel. C’est aussi l’apogée de l’inquisition. Sean Connery recevra pour ce rôle le BAFTA du meilleur acteur. 

« Highlander » (1986) réalisé par Russell Mulcahy

Connor Macleod (Cristophe Lambert) est un immortel ne pouvant être tué que par décapitation. Il traverse les Ages depuis son Ecosse de 1536, multipliant les rencontres, les expériences et les combats… Il a reçu une formation initiale par un autre épéiste immortel hautement qualifié, Juan Sanchez Villa-Lobos Ramirez (Sean Connery). Depuis plus de 400 ans les immortels s’affrontent pour remporter Le Prix – une capacité spéciale qui est donnée au dernier guerrier immortel encore vivant, comprenant de vastes connaissances et la capacité d’asservir la race humaine.

« Les Incorruptibles » (1987) réalisé par Brian De Palma

À Chicago durant les années trente, lors de la prohibition, Al Capone (Robert De Niro) règne en maître absolu sur le réseau de vente illégale d’alcool. Décidé à mettre un terme au trafic et à confondre Al Capone, l’agent Eliot Ness (Sean Connery) recrute trois hommes de confiance, aussi intraitables que lui. Ensemble, les quatre incorruptibles partent en guerre contre le gang de Capone. Ce film vaudra un Oscar et un Golden Globe à Sean Connery (meilleur acteur dans un second rôle). On retrouve ici le style et les accessoires chers à Maison Baylé.

« Indiana Jones et la dernière croisade » (1989) réalisé par Steven Spielberg

En 1912 dans l’Utah, Indiana Jones (Harrison Ford), adolescent, surprend des pilleurs de trésors archéologiques avant d’être poursuivi par les trafiquants. 26 ans plus tard, Jones apprend que son père, le professeur Henry Jones (Sean Connery), parti à la recherche du Saint Graal, a disparu et il se rend alors à Venise où son père a été vu pour la dernière fois. C’est le troisième volet de la saga Indiana Jones, Sean Connery a ensuite refusé de jouer dans le quatrième, jugeant le rôle trop anecdotique. On observe que le Bob était déjà un chapeau tendance!

« A la poursuite d’Octobre rouge » (1990) réalisé par John McTiernan

En 1984, lors de la guerre froide, le sous-marin russe Typhoon Octobre rouge, fleuron de la marine soviétique, est équipé d’un nouveau système de propulsion silencieux, appelé « la chenille », qui le rend indétectable. Les premiers essais du navire sont confiés au commandant Marko Ramius (Sean Connery) , un vétéran de la marine soviétique aux états de service irréprochables. Mais ce dernier désobéit aux ordres et met le cap sur les États-Unis, afin de passer à l’Ouest. Ignorant ses intentions les services secrets soviétiques et américains se lancent à sa poursuite, les premiers tentant de persuader les seconds que Ramius a perdu la tête et qu’il va attaquer les Etats-Unis. Jack Ryan, un analyste de la CIA, pense quant à lui que le capitaine a toute sa tête… Sean Connery a gardé ici son accent écossais, si cher à son cœur.

« La maison Russie » (1990) réalisé par Fred Schepisi

Éditeur britannique reconnu, Barley Blair (Sean Connery) se rend en voyage d’affaires en URSS. Sur place, Dante (Alec Baldwyn), un auteur soviétique, tente de lui faire parvenir un manuscrit contenant des secrets militaires qui pourraient bien changer la face du monde. Les services secrets interceptent ce document et demandent alors à Barley de vérifier la véracité de ces écrits sur le terrain. Aidé par la belle Katya (Michelle Pfeiffer), il doit désormais devenir un véritable agent secret au péril de sa vie.

« La ligue des gentlemen extraordinaires » (2003) réalisé par Stephen Norrington

1899. À la tête d’un groupe de terroristes, un inconnu se faisant appeler Le Fantôme menace l’ordre international en dressant les nations européennes les unes contre les autres. Devant la menace imminente d’un conflit majeur (Première Guerre mondiale), l’Angleterre décide de former la Ligue des Gentlemen Extraordinaires. Cette dernière est composée de l’aventurier Allan Quatermain, de Tom Sawyer, membre des services secrets américains, de la chimiste Mina Harker, de Rodney Skinner (L’Homme invisible), de l’immortel Dorian Gray, du docteur Henry Jekyll ainsi que du capitaine Nemo. Ces sept personnages hors du commun embarqueront à bord du Nautilus à destination de Venise, où ils devront contrecarrer les sombres projets du Fantôme. Ce fut son dernier film.

Côté vie personnelle, il n’a échappé à personne que l’acteur était un grand séducteur à l’écran, dans le privé il a eu deux relations sérieuses, il fut marié entre 1962 et 1973 avec Diane Cliento avec qui il eu son seul enfant, son fils Jason Connery, puis il passa la moitié de sa vie de 1975 à sa mort avec Micheline Roquebrune, artiste peintre.

Le style Sean Connery tout en accessoires

On a le plus souvent l’habitude lorsqu’on pense à James Bond de l’imaginer en costume trois pièces impeccable associé à une cravate et une pochette ou en train de jouer au casino en smoking avec un noeud papillon, une ceinture de smoking et des studs mais Sean Connery cultivait un réel art du style.

Sa montre

Pour les plus grands fans d’entre vous, si vous possédez déjà un (ou des) costume impeccable de votre tailleur favori, les accessoires appropriés qui vont avec bien sur pour cultiver votre style, une Rolex submariner et une Aston Martin (Db5 de préférence) alors sachez que sa villa niçoise est actuellement à vendre!

GoodBye Sir…

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